samedi 5 novembre 2016

Smith Henderson, "Yaak Valley, Montana".




♥♥♥♥ J'ai adoré

Smith Henderson  Yaak Valley, Montana  Belfond  578 pages

   Dans le Montana, en 1980. Autour de Pete, assistant social dévoué, gravite tout un monde d’écorchés vifs et d’âmes déséquilibrées. Il y a Beth, son ex infidèle et alcoolique, Rachel, leur fille de treize ans, en fugue dans les bas-fonds de Tacoma, Luke, son frère, recherché par la police. Et puis il y a Cecil l’adolescent violent et sa mère droguée et hystérique, et ce jeune Benjamin, qui vit dans les bois environnants, avec son père, Jeremiah Pearl, un illuminé persuadé que l’apocalypse est proche, que la civilisation n’est que perversion et que le salut réside dans la survie et l’anarchie. Au milieu de cette cour des miracles, Pete pourrait être l’ange rédempteur, s’il n’était pas lui-même complètement perdu…
    Je remercie Priceminister et ses matchs de la rentrée littéraire pour l'envoi de ce livre que je pourrais qualifier de petit bijou de narration. Dans les années 80, dans le Montana, Pete est un assistant social prêt à tout pour aider les autres, y compris délaisser sa propre famille. Des "cas sociaux", il en côtoie tous les jours, souvent avec sang froid. Jusqu'au jour où il rencontre un gamin en piteux état, vivant dans les bois avec son père, un illuminé religieux qui rejette la société dans son intégralité. Une enquête va alors commencer. Mais finalement, qui est le plus fou d'entre tous ? L'exercice de narration que nous offre l'auteur est incroyable, chaque chapitre aborde tour à tour les péripéties d'un protagoniste, en mêlant toutes les personnes de la conjugaison au récit. Une prouesse remarquable qui m'a permise de m'immerger davantage dans le récit et dans la psychologie fouillée des personnages.

    En effet, chaque personnage rencontré au fil de la lecture est complètement paumé dans sa vie. Il n'y a ni de gentil, ni de méchant, juste des êtres qui ont plus ou moins de mal à distinguer leurs valeurs et à mettre l'accent sur leur véritable identité. Ce qui, par malheur, les amènent à accomplir plus ou moins des choses bancales, qui n'arrangent en rien leur quête de soi. En somme, ils errent dans leur propre existence. De plus, la folie n'est jamais très loin et devient un véritable spectre qui plane au dessus de leur tête, rendant ainsi certaines existences plus miséreuses et dramatiques que d'autres.

   En contraste à cette terrifiante nature humaine, la nature en tant que telle, celle de la Terre, celle qui offre une telle grandeur, une telle délivrance, est quant à elle extrêmement libératrice dans ce roman. Elle permet une coupure avec nos personnages torturés, nous offrant une bouffée d'oxygène pour se distancer, l'espace d'un instant, de cette atmosphère suffocante et, plus tard, bouleversante. Ce sentiment est d'autant plus renforcé par la plume de l'auteur qui est crue, franche, parfois brutale lorsqu'il s'agit de décrire la vie mentale de ses protagonistes. Cependant, une certaine beauté s'en dégage rendant le récit véritablement vrai et touchant.

   A travers une narration édifiante qui interpelle le/la lecteur.trice et l'immerge dans le récit, les descriptions époustouflantes de paysages forestiers, des personnages aussi paumés les uns que les autres au creux d'une Amérique qui subit de grands bouleversements, je n'ai pu qu'être conquise à chaque ligne que je lisais. Un livre tantôt suffocant, tantôt bouleversant, qui retranscrit à merveille l'errance humaine et tous ses vices. A lire si vous êtes à la recherche de grandes sensations livresques !

vendredi 6 mai 2016

Julie Grêde, "Superglu pour cœur brisé".




♥♥♥♡♡ J'ai aimé

Julie Grêde  Superglu pour coeur brisé  La Boîte à Pandore  150 pages

   Un chagrin d'amour t'a brisé le cœur, tu aimerais qu'on te foute la paix et que l'on cesse de te dire qu'il serait temps de "passer à autre chose". Oui, en gros, tout le monde te bassine avec ça. Et comme si ça ne suffisait pas, juste la nuit où tu parviens enfin à dormir un peu paisiblement, tu te réveilles en sentant une présence dans ta chambre: une espèce de nana-spectre affublée d'une tablette Apple rose fuchsia à paillettes se tient près de toi et prétend qu'elle va te guérir de ton chagrin d'amour.


   Il y a de ces livres dont vous doutez s'ils sont fait pour vous, qui dans un premier temps ne semblent pas vous correspondre. Et puis, intrigué.e par ce que les pages contiennent, vous décidez tout de même de vous y plonger, de partir à la découverte dans ces domaines qui ne vous inspirent pas complètement. C'est l'expérience que j'ai vécue avec Superglu. De prime abord, en voyant cette couverture rose fushia et le titre évoquant un problème de cœur, je n'ai pas voulu le lire car j'avais la sensation que je n'allais pas m'identifier à cette histoire. Puis l'auteure, qui m'a permis de découvrir sa plume et je l'en remercie, m'a donné un simple argument qui a tout changé: ce livre, à défaut de m'y reconnaître complètement, allait me faire rire. Ce livre m'a fait l'effet d'un plaid bien chaud qui réconforte après une journée éprouvante du quotidien. Je ne souffre pourtant d'aucun chagrin d'amour, mais peut-être seulement d'un peu trop de grisaille et Superglu s'est pointé à un moment de ma vie opportun, qui nécessitait d'un remède livresque comme celui-ci.

   Ainsi, le moment que j'ai passé fut drôle et instructif à la fois. La plume de l'auteure, fraîche et pleine d'humour, accentue ce bien-être que l'on ressent à la lecture. Elle nous emmène à travers différents spectres historiques et autres références à notre culture populaire, ce qui forme un savant mélange. De ce fait, il est impossible de ne pas se reconnaître au moins une fois lors d'un chapitre donné tellement les références, tant historiques, littéraires, cinématographiques ou musicales, sont fortes et nous ramènent à notre conscience collective. J'ai voyagé à travers différentes époques et ai découvert les chagrins d'amour d'une multitude de personnages, des connus mais également des moins connus, en passant de Anne Frank à Ross et Rachel dans Friends, du marquis de Montespan à Nos étoiles contraires, et j'en passe. Parfois c'est triste, voire tragique, mais à chaque fois la morale de l'histoire mène à la réflexion et donne du baume au cœur, ce qui est l'objectif principal de Superglu.

   Ce livre est un véritable pansement à la morosité. Que vous ayez le cœur brisé ou non, il vous fera du bien. A garder au près de soi et à lire et relire sans modération en cas de (grosse) déprime et ce sera le smile assuré !

mercredi 4 mai 2016

Aspi Deth, "Les Velázquez".



Aspi Deth  Les Velázquez  Autoédité

♥♥♥♡♡ J'ai aimé

   Lorsqu'elle fait la connaissance de Ricardo Velázquez, un séduisant et mystérieux Vénézuélien, Marie ignore à quel point cette rencontre aussi atypique qu'explosive va bouleverser son quotidien. Irrésistiblement attirés l'un vers l'autre, elle tentera de découvrir la vérité à son sujet et apprendra à ses dépens à ne pas se frotter aux membres de la famille du jeune homme, aussi redoutables les uns que les autres. Entre guerre des gangs, coup de foudre, complots et amours interdits, découvrez la saga numérique à ne pas manquer enfin disponible en version papier, cocktail explosif de mafia et de romance.

   Cette saga m'a chaleureusement été recommandée par mon amie et partenaire Mathilde (oui oui encore cette tentatrice) qui n'a cessé de m'en dire du bien. De ce fait, influençable que je suis, j'ai naturellement voulu m'y plonger également et découvrir cette auteure prometteuse et son histoire mêlant romance et mafia. Je remercie Aspi Deth de m'avoir permis de découvrir les sept courts épisodes de sa saga qui m'ont accompagné pendant de nombreuses semaines.

   Je vais d'abord vous parler de ce qui m'a déplu à commencer par le premier épisode "Une envie de Tequila". Dans celui-ci a lieu la rencontre entre nos deux protagonistes principaux, Marie et Ricardo. L'une a le caractère digne de la reine des emmerdeuses et l'autre est tellement beau qu'il brillerait presque au soleil. Dès le début, ils m'ont agacé. Et encore si cela s'était arrêté à ça ce n'est pas très grave, ne pas aimer des personnages ça peut arriver et cela peut même donner une certaine consistance à une histoire. Mais alors quand j'ai découvert le nombre de clichés qui tournaient autour d'eux, ce n'est pas passé. J'admets que tomber sous le charme de quelqu'un dans l'immédiat peut arriver, c'est ce qu'on appelle le coup de foudre (enfin je crois). Cependant tomber amoureux.se de quelqu'un aperçu en quelques secondes dans la rue et être obsédé.e par cet être sans même connaitre une once de son identité, et le croiser "par hasard" à de nombreuses autres reprises sans que cela choque personne, je ne trouve pas ça crédible. Je n'y ai pas cru, d'autant plus que le caractère et la personnalité des personnages ne m'ont pas aidé à les aimer davantage. Marie est une femme qui a subi beaucoup de déceptions dans sa vie, y compris en terme de relation amoureuse. Elle se donne l'apparence d'une femme libre et indépendante alors qu'au fond d'elle elle ne veut qu'une chose, trouver l'homme de sa vie qui viendrait combler le vide de son existence. Je n'ai pas cru à sa prétendue force et à l'air féroce qu'elle se donne alors qu'au fond d'elle se cache une personne terriblement sensible, côté attachant qui est noyé par la mauvaise image qu'elle véhicule. En ce qui concerne Ricardo c'est pareil. Il s'agit d'un mafieux qui baigne dans un quotidien rythmé par la violence et le sang (aspect hyper intéressant je tiens à le souligner). Marie semble être l'élément manquant dans sa vie, son rayon de soleil. Dans l'absolu cette complémentarité ne me gêne pas mais tout s'emboîte tellement bien que ça en devient improbable, et même un peu niaiseux si j'ose dire (cependant ça crée aussi des situations cocasses et j'avoue avoir été sensible à l'humour qui transparaît quelques fois #saké).
   Avec le recul j'ai peut-être une explication à mon désamour vis-à-vis de toutes ces choses: je ne suis pas une adepte de romance, alors il est possible que les aspects que je reproche à celle-ci soient en réalité simplement les codes du genre que je juge sans connaitre. Quoi qu'il en soit, il s'agit de mon avis purement subjectif (comme toujours). Mais malgré tout, je n'ai pas pu me déconnecter de ce que je considère comme des clichés. Cependant le pire réside dans un moment bien particulier, un exemple d'injonction de notre chère et tendre société patriarcale: SPOILER (la scène chez le gynécologue m'a fait bondir de mon canapé.. Est-ce qu'un jour une femme aura le droit d'avorter sans recevoir de leçon de morale surtout de la part d'un médecin bordel ! Oh faut se réveiller les gars une femme fait ce qu'elle veut de son corps et par conséquent de son utérus et cela implique également ce qui s'y trouve à l'intérieur ! Qu'on respecte les choix de chacun.e nom de nom...) FIN SPOILER

   Bon je vous rassure quand même, malgré ces écueils qui ont gêné ma lecture, j'ai quand même apprécié la saga "Les Velázquez" dans son ensemble car elle se bonifie au fil des épisodes, notamment grâce au côté mafieux et les péripéties qui en découlent et qui en font un ensemble ultra addictif. Une fois passés les deux premiers tomes qui mettent en place les relations et le contexte, l'auteure nous plonge complètement au sein de l'univers sombre et sanglant de la mafia. Et même si j'ai trouvé les personnages trop beaux, trop lisses et souvent prévisibles, certains d'entre eux ont gagné ma sympathie et j'ai même appris à en aimer d'autres. Un fois prise au jeu, je ne pouvais pas m'empêcher d'en vouloir toujours plus, suivre avidement l'évolution des événements était devenu presque obsessionnel. Si, à la base, j'avais voulu découvrir cette saga, c'était justement pour m'immerger dans une histoire pleine d'action et de suspense qui me tienne en haleine tout du long. Ce fut le cas et je peux vous assurer que je n'ai jamais aussi vite dévoré les lignes d'un livre qu'avec ce septième et dernier épisode qui fut horriblement bien pensé et qui me restera probablement longtemps en mémoire, j'en suis persuadée.

   Certes la lecture des deux premiers tomes fut laborieuse à cause de la romance et cette ambiance Chick-lit que je n'apprécie guère. Cependant elle s'atténue avec l'arrivée de l'action et autres rebondissements qui ont retenu mon attention jusqu'à la fin. L'histoire gagne petit à petit en noirceur et l'intrigue part dans tous les sens pour nous emmener vers des secrets et autres complots mafieux qui se dévoilent au fil des épisodes. De ce fait, je félicite l'auteure pour la manipulation dont elle a fait preuve et le maniement du suspense qu'elle gère parfaitement. Ainsi, je suis passée par pleins d'émotions et mon cœur s'en remet à peine. En conclusion, je vous recommande cette saga sur le thème de la mafia si vous souhaitez plonger dans ce milieu violent, explosif et complètement addictif. De plus, si vous aimez les romances, vous serez comblé là où la magie n'a pas opéré sur moi. Si vous voulez retrouver ces différents éléments, n'hésitez pas à vous immerger dans le monde impitoyable des Velázquez où la famille, c'est tout ce qui compte.

lundi 2 mai 2016

S. N. Lemoing, "Powerful, tome 1: Le royaume d'Harcilor".



♥♥♥♥ J'ai adoré

S. N. Lemoing  Powerful tome 1  Autoédité  386 pages

   Depuis douze ans, le pouvoir a été usurpé au royaume d'Harcilor. Cyr, un homme de savoir, et son fils adoptif, Kaaz, ont constitué une école secrète. En effet, dans ce monde certaines personnes naissent dotées de pouvoirs magiques : les Silarens. Seulement, il n'est pas toujours aisé de déceler ses pouvoirs. Ils seront bientôt rejoints par une jeune femme bien mystérieuse qui a beaucoup à leur apprendre. Alors que Litar, reconnu comme l'être le plus puissant du royaume s'absente durant quelques temps, ils entrevoient pour la première fois la possibilité d'agir. Parviendront-ils à retrouver leur liberté ? Feront-ils les bons choix ?



   Je remercie l'auteure de m'avoir permis de me plonger dans son monde. Et quel monde ! Je dois avouer qu'au début lui et moi, on n'était pas copain. Pendant l'espace de quelques pages ça ne passait pas du tout. Au début, l'univers était expliqué de manière linéaire, factuelle, presque plate à cause de la plume que j'ai trouvé maladroite. Les informations sont à ce moment-là livrées sans contexte et donc je ne me suis sentie en aucun cas investie, je m'y perdais complètement. Fort heureusement, ce passage désagréable fut rapidement balayé par une véritable entrée en la matière portée par la découverte des personnages qui m'ont permis de m'immerger complètement au sein de ce royaume. Je me suis prise d'affection pour la majorité d'entre eux, notamment Cyr, Kaaz, Chellis, Ty et Selna évidemment. Je les ai trouvé intéressant.e.s, avec une réelle profondeur et des personnalités propres que je ne m'attendais pas à découvrir. De plus, les pouvoirs dont certain.e.s habitant.e.s sont doté.e.s, on les appelle les Silarens, leur donnaient une véritable valeur ajoutée. Car oui, cet univers contient de la magie, une magie qui m'a fasciné par ces nombreuses possibilités et les pouvoirs qu'elle engendre comme l'Exploration, La Mobilité, La Force et bien d'autres (je vous laisse le soin de découvrir leur fonction par vous-même afin de préserver pleinement la découverte). La mythologie mise en place par l'auteure est captivante. Il s'agit pourtant d'un univers Fantasy au schéma relativement simple: un royaume dont le pouvoir a été usurpé et qui engendre une guerre de pouvoir. Cependant n'y voyez pas là un manque d’originalité mais plutôt une manière d'étoffement remarquable de la part de l'auteure. En effet l'univers est richement développé allant jusqu'à proposer une langue inventée, le Tystena, une langue ancienne que j'ai aimé découvrir. De plus, alors qu'au départ la plume ne me plaisait que très peu, ce fut un soulagement de découvrir que celle-ci est en réalité très fluide et imagée, permettant une immersion totale grâce à de jolies descriptions qui permettent alors un plongeon direct dans cette magie ambiante qui, pourtant, n'est pas toujours utilisée pour parsemer le bien...

   En plus d'un contexte moyenâgeux aux multiples facettes, divers points modernes s'ajoutent à ce tout déjà fort intéressant. C'est ainsi qu'une pointe de féminisme fait son apparition et ce, pour mon plus grand plaisir. Les personnages féminins ont une réelle importance et leur rôle est indispensable dans la société. Elles sont loin d'être placées en arrière-plan et n'ont pas le rôle de la demoiselle en détresse, bien au contraire ! Elles participent toutes de près ou de loin au bon fonctionnement de la communauté. En effet, l'égalité entre les sexes est présente dans ce livre sous de nombreux aspects, voir les hommes et les femmes occuper un même statut social m'a fait grandement plaisir. Par exemple une femme peut devenir Reine, Guerrière, Gardienne, Cheffe des gardiens ou simplement Mère au foyer sans que cela soit oppressif: elles ont le choix et ne sont pas sous-considérées et bon sang ça fait du bien ! J'ai aimé la façon dont l'auteure approchait cette thématique et la critique qu'elle en fait, notamment sur les différences homme-femme concernant le port des vêtements et la question de la culture du viol qui en découle brièvement mais qui fait son petit effet, j'en ai gardé un grand sourire pendant de nombreuses pages.
L'autre point lifestyle des Harcilans qui m'a complètement plu est le fait que les habitant.e.s vouent un véritable culte à la vie et la respectent entièrement peu importe la forme qu'elle prend. C'est la chose la plus précieuse au monde et l'ôter à quiconque ou à quoi que ce soit relève du sacrilège. C'est ainsi qu'on se retrouve face à des habitant.e.s complètement vegan (même si évidemment ce terme n'est pas utilisé dans le roman) qui ne tuent aucun animal pour se nourrir ni pour se vêtir et se remettent entièrement aux bienfaits de la nature et de ce qu'elle a leur offrir, sans jamais causer la moindre cruauté. Je peux vous dire que la féministe et (presque) vegan que je suis n'a pu qu'être comblée en retrouvant ces valeurs dans ce roman.

   Les seuls points négatifs que je peux lui trouver sont le fameux début qui m'a rebuté et les quelques facilités que j'ai pu relever à certains moments au niveau de l'intrigue et son dénouement qui m'a semblé trop rapide, par moment, dans sa résolution. D'ailleurs la fin me fait poser quelques questions: je me demande à quoi pourrait ressembler le second tome et ce qu'il compte aborder, apporter de plus. Je reste cependant extrêmement curieuse et me fait une joie de retourner au près de ces personnages que j'ai tant aimé suivre.

   C'est avec un immense sourire aux lèvres que je termine cette chronique en vous recommandant chaleureusement cet ouvrage qui m'a réellement conquise par son univers neuf et riche, les thèmes abordés empreints d'une véritable modernité dans un monde qui pourtant le semble moins, et ses personnages attachants aux belles valeurs que je suis ravie d'avoir rencontré dans mon parcours de lectrice. Au plaisir de les retrouver plus tard dans la suite que j'ai hâte de découvrir !


mercredi 27 avril 2016

B.F. Parry, "Oniria, tome 1: Le royaume des rêves".


♥♥♥♥♥ Coup de cœur 

B.F. Parry  Oniria tome 1  Hachette  332 pages

     Eliott, 12 ans, est un garçon en apparence comme tous les autres. Jusqu'au jour où il découvre un sablier magique qui lui permet de voyager dans un monde aussi merveilleux que dangereux : Oniria, le monde des rêves. Un monde où prennent vie les milliards de personnages, d'univers, et toutes les choses les plus folles et les plus effrayantes rêvées chaque nuit par les êtres humains. Collégien ordinaire le jour, Eliott devient la nuit, parmi les rêves et les cauchemars qui peuplent Oniria, un puissant Créateur, qui peut faire apparaître tout ce qu'il souhaite par le simple et immense pouvoir de son imagination. En explorant Oniria pour sauver son père, plongé depuis plusieurs mois dans un mystérieux sommeil, Eliott est finalement confronté à son extraordinaire destin. Car Eliott est l' « Envoyé » : il doit sauver le Royaume des rêves, menacé par la sanglante révolution des cauchemars.
   Vous savez, à mon sens, il existe deux types de panne de lecture: celle qui survient lorsque plus aucun livre ne vous satisfait, vous sombrez alors lentement en dépression et ressentez la peur de ne jamais trouver le livre qui vous illuminera à nouveau et vous sortira de votre trou. La seconde est celle qui survient à la suite d'une lecture si exceptionnelle, tellement immersive que vous ne parvenez pas à passer à autre chose, à vous détacher de cet univers et par conséquent, ne plus rien savoir lire d'autre. Après plusieurs mois à errer dans le premier cas de figure (qui m'a bien bien saoulé), voilà que le second type de panne a surgi après la lecture du merveilleux, du magique, du féerique Oniria ! Un univers qui m'a complètement attrapé et ne m'a pas lâché pendant de (trop) nombreuses semaines. Merci Mathilde d'avoir insisté pour que je le lise, j'aurais du t'écouter plus tôt (bien qu'il m'ait gardé en captivité pendant fort longtemps). Désormais, je me sens d'attaque pour vous raconter ce qui m'a tant captivé dans ce récit et j'espère, par la même occasion, vous donner envie de vous ruer dessus !

   Concernant l'histoire, et les sujets abordés, je préfère vous en dévoiler le moins possible pour préserver au maximum la magie qu'il contient afin que vous la découvriez par vous-même, comme ce fut le cas pour moi. En effet, avant ma lecture, je ne savais pas réellement de quoi ce petit roman jeunesse allait parler. Bon je savais bien que ça allait parler d'une quête au sein du monde des rêves, mais cela s'arrêtait à ça. Et bon sang que j'ai bien fait de ne pas essayer d'en savoir davantage ! Ce livre m'a éblouie de bout en bout tant l'univers est fort, riche, recelant de merveilles. Tout dans ce bouquin est bon, bien pensé et ultra addictif.


   Sans cesse il y a de nouvelles découvertes, c'est à se demander s'il y a réellement une limite à l'imaginaire ! Ce fut une expérience dépaysante dans cet univers hyper bien mené dans lequel je me suis laissée complètement happée par son atmosphère rêveuse qui fait du bien. Le tout tient debout, c'est non seulement cohérent et hyper intéressant d'un point de vue scénaristique mais en plus les descriptions sont juteuses, de véritables petites douceurs et l'intrigue est excellente !

Un livre jeunesse bien travaillé, bien étoffé, qui détient un réel contenu se construisant petit à petit pour le bonheur de son lecteur. C'est les yeux ébahis, incapables de lâcher chaque mot, que j'ai dévoré ce bouquin en quelques heures. Une dose de bonheur en plein cœur !

   On a une intrigue principale, le fil rouge du roman qui est la quête principale, mais pleins de péripéties viennent s'ajouter à cet objectif, ce qui crée et agence autour de ce point pleins d'autres mini-intrigues tout autant importantes à la quête du personnage. C'est formidable car du coup on ne s'ennuie jamais, à chaque fois de nouveaux chemins, de nouveaux éléments viennent se greffer aux autres créant ainsi un ensemble de mondes adjacents qui forment un tout captivant et addictif. Ce livre m'a rempli le cœur de joie, je m'y suis sentie investie au même titre qu'Eliott, le protagoniste principal qui est extrêmement attachant tout comme les autres personnages qui sont tous parfaitement dépeints et donc palpables pour le/la lecteur.trice.

    En somme, je vous prie de bien vouloir découvrir cette histoire qui vous plongera dans un monde où l'impossible n'existe pas, là où vos rêves deviennent réalité et où les valeurs du cœur prônent sur le reste. Comme à chaque fois, j'ai un mal fou à décrire mes émotions vis-à-vis d'un livre coup de cœur à part vous assaillir d'un vocabulaire répétitif et ultra enjoué que je ne peux contrôler face à mon emballement presque hystérique face à ce livre. Mais croyez-moi, si vous voulez rêver et voyager au de-là du papier, Oniria n'attend que vous. Pour ma part, j'y retourne très prochainement.


jeudi 18 février 2016

CHALLENGE #1 - Week-end à 1000 : ma première fois


Aaaaaaah nous y voilà. Des années, des mois que je souhaite y participer.. Jamais je n'avais osé l'affronter de peur d'échouer... Mais cette fois-ci.. Pour cette édition spéciale anniversaire... (bon ok promis je m'arrête avec les points de suspension) JE ME LANCE ENFIN !

Pour les personnes qui ne connaîtraient pas ce challenge, le but est simplement de lire 1000 pages en un week-end (ouais-ma-gueule). Personnellement, ça me fait un peu flipper quand même car c'est un peu près ce que je lis en plusieurs semaines et du coup, lire ce nombre de pages en à peine 3 jours bah c'est impressionnant, voire décourageant (d'où ma participation tardive à ce challenge). Mais ce temps est révolu, j'ai très envie de me lancer ce défi qui peut sembler gargantuesque (et il l'est en fait) mais pas inatteignable puisque de nombreuses personnes y sont déjà arrivées dans le passé, et y parviendront également dans le futur (et j'espère en faire partie). La session commence demain, vendredi 19/02 à partir de 19h jusque dimanche 21/02 à 00h. Si vous voulez nous rejoindre dans cette folle aventure, il faut s'inscrire sur l'article du blog de la créatrice (Lilibouqine) de ce challenge et un groupe Facebook est également disponible où chaque participant partage à ce sujet (ah oui il y a aussi un hashtag #weekendà1000). C'est chouette, c'est convivial et surtout encourageant! Evidemment, tout le monde peut y participer, même si vous ne possédez pas de blog. Il suffit juste de s'inscrire sur le formulaire de cet article, et c'est la même chose pour tout le monde, qui que vous soyez.

En plus de la règle de base (lire 1000 pages, on l'a compris), cette 13e édition du challenge se voit ajouter un petit quelque chose en plus à l'occasion de ses trois ans d'existence: des mini-challenges (la liste se trouve, à nouveau, ici). Il suffit d'en choisir au minimum 3 dans la liste (ou plus si vous le voulez) et bien sûr un seul livre peut correspondre à plusieurs mini-challenges en même temps, c'est à vous de vous organiser comme vous le souhaitez à partir de ceux-ci (tant que vous en avez au moins 3 c'est bon). Ensuite il ne vous reste plus qu'à liiiiire!

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Voici les minis-challenges auxquels répond ma sélection:

- Lire 3 livres
- Lire un livre d'un.e auteur .e français.e (Maxime Chattam et B.F. Parry)
- Lire un livre que vous avez acheté ce mois-ci, en février (Oniria T1)
- Lire un livre dont la couverture est bleue (Autre-Monde T1 et Oniria T1)
- Commencer une nouvelle série (Les trois livres sont des premiers tomes)
- Lire un livre d'un.e auteur.e que vous avez envie de découvrir depuis longtemps (Maxime Chattam)
- Lire un livre dont le prénom de l'auteur.e commence par la même lettre que votre propre prénom (Joelle Charbonneau)

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Ma sélection
pour un total de 1100 pages (il n'est pas impossible que cette sélection se voit modifiée avant/pendant le challenge)

Quant à moi, je vous retrouve d'ici quelques jours pour le bilan de ma première fois avec le challenge Week-end à 1000Et vous, avez-vous l'intention d'y participer ou c'est pas trop votre truc ? Y avez-vous déjà participé lors d'une précédente édition ? Ou alors comptez-vous le tenter plus tard à l'occasion d'une prochaine session ? Dites-moi tout!


BILAN

464 pages lues

Je n'ai pas réussi ce challenge numériquement parlant puisque je n'ai lu que la moitié (un peu moins) des 1000 pages prévues. Et pourtant, je considère mon résultat comme une victoire car ce week-end m'a permis de me plonger dans un univers excellent ultra immersif qui m'a complètement conquise: Oniria ! Ensuite je me suis lancée dans Autre-Monde dont j'ai lu 132 pages seulement. J'aurais pu lire plus je pense (pas les 1000 pages mais quelques pages supplémentaires) mais mon esprit était complètement imprégné d'Oniria.
En somme, ce week-end fut une agréable expérience livresque que je réitérerai la prochaine fois.


dimanche 14 février 2016

Johanna Zaïre, "World War Web".


Auteur:   Johanna Zaïre
Titre:   World War Web
Editions:   Autoédité
Nombre de pages:   504
♥♥♥♥ J'ai adoré

Quatrième de couverture

Paris en 2035. Rebecca Barns est une jeune insurgée vivant dans la périphérie externe du nouveau Paris, qui est alors encerclé par de hauts murs de béton. À l'intérieur, une société modèle et harmonieuse à laquelle il faut obligatoirement adhérer, sans quoi c'est la mort assurée. Traqués par la milice du nouveau gouvernement, les rebelles vont se lancer dans une guerre contre une technologie révolutionnaire. Une dystopie addictive offrant une effrayante vision de notre société accroc aux nouvelles technologies.


Mon avis

   Cela fait un peu plus de deux ans à présent que j'ai eu la chance de rencontrer la plume de l'auteure. Une rencontre incroyable ! Je prends un plaisir immense à la découvrir au fil des années, à suivre son évolution à travers sa polyvalence. Cette fois-ci l'auteure surfe sur la vague dystopique, pour mon plus grand plaisir ! En effet, il s'agit d'un genre qui me plait malgré le schéma répétitif que je peux y retrouver en ce moment. WWW ne déroge pas à la règle en reprenant les codes reconnaissables du genre mais avec une réelle valeur ajoutée.

   La diégèse de ce roman est le monde tel que nous le connaissons, quelques années plus tard, sous l'emprise de la technologie. Cette dernière domine l'homme et ce livre est une fresque la dépeignant dans ses plus bas aspects. Le progrès a atteint son paroxysme, détenteur désormais d'un potentiel dangereux. L'être humain est asservi et devient littéralement une machine à son tour. Paris est désormais constituée d'une froideur extrême provoquée par une montre d'apparence anodine qui domine petit à petit le monde entier.
Nous sommes clairement dans une dystopie comme vous pouvez le constater à travers mon piètre résumé qui ne représente pas le roman dans toute sa splendeur, pour cela il vous faudra le lire. Ce que je vous conseille grandement de faire puisque nous avons affaire à une dystopie pure et dure, sans pour autant nous accabler d'informations techniques indigestes. Certes de la science fiction nous est offerte à toutes les sauces mais sans pour autant être ultra complexe et rébarbative. Au contraire, cet aspect est bien mené et documenté par l'auteure et donc compréhensible pour le lecteur. D'autant plus que chaque explication arrive à point nommé et est parfaitement imbriquée dans chaque situation et leur contexte. J'ai trouvé la construction intelligente et parfaitement exécutée. Rien arrive comme un cheveu sur la soupe, chaque révélation est justifiée. Tout est réfléchi et bien pensé depuis le début et l'on s'en rend compte au fil des pages, à travers les révélations qui nous sont offertes.

   Concernant l'intrigue, elle est dynamique. Il y a sans cesse du mouvement, les pages guident nos yeux sans que ceux-ci puissent se poser une seconde. Par conséquent, les moments de répits sont rares ce qui m'a éventuellement gêné par moment. J'aurais aimé retrouver davantage de ces moments pour reprendre mon souffle mais il n'y en avait pas en abondance, et donc je savourais ceux que l'auteure nous offrait mais ils furent rares. Avec le recul, je comprends et l'accepte: certes, des moments de répits auraient du être parsemé à plusieurs reprises mais dans cette histoire, il y a une réelle urgence traduite par une infernale course contre la montre qui nous traîne et nous entraîne dans de nombreuses péripéties que je n'ai pu ignorer tant elles furent explosives.

   Par moment, j'avoue avoir trouvé tout de même que ces précipitations menaient à une faible profondeur de champs de certains événements qui auraient nécessité, à mon sens, plus de réflexion et de développement. Mais le temps manque pour nos protagonistes, au point que eux-mêmes manquent d'exploitation à cause du rythme très soutenu du récit. Il s'agit de quelque chose que j'avais déjà reproché dans les précédents romans de l'auteure et ce reproche je le réitère ici: des personnages un peu survolés avec une psychologie pas suffisamment approfondie à mon goût. De temps en temps, leurs pensées m'échappaient, j'avais l'impression de faire face à des pions en mouvement, des personnages trop lisses qui manquaient de descriptions dont j'aurais voulu la personnalité plus immersive: ce qui a eu pour conséquence de créer une certaine distance entre eux et moi et cela me chagrine un peu. Et pourtant je constate une nette amélioration à ce niveau au fil des romans de l'auteure, mais cela reste encore trop léger pour la lectrice avide de bon développement de psychologie des personnages que je suis. Ce n'est évidemment qu'une question de goût et donc totalement subjectif. En effet, certain.e.s préféreront ce schéma où l'action est mise en avant par rapport à une exposition plus lente des protagonistes. Ce qui ne fut pas mon cas puisque certains instants furent rapidement survolés, notamment la fin que j'ai trouvé rapidement expédiée (et pas trop compréhensible pour le coup).

   Malgré un enchaînement rapide de péripéties qui donne un rythme fulgurant à l'histoire, il ne s'agit pourtant pas d'un livre dont l'unique but est de divertir puisque l'auteure développe une réelle critique sociale en toile de fond. La notion du pouvoir et de la technologie sont des thématiques maîtrisées car l'auteure ne se contente pas de les citer, elles les exploitent de manière à mener à la réflexion, le tout sur base de divertissement. Rien n'est blanc, rien est noir. On est loin de la facilité manichéenne que l'on retrouve dans ce genre de romans. Au contraire chaque personnage détient ses vices, ses forces et ses faiblesses, le bien et le mal se confondent et le pouvoir est désiré par tous, ce qui rend davantage l'histoire palpable et réaliste.

   Ce récit évoque une société anticipée, qui réprime la liberté et impose un système autoritaire. L'originalité de ce roman réside en la place prédominante de la technologie et la critique que l'auteure en fait. Elle a su mêler action, rebondissements et moralité, le récit va au-delà du divertissement. De ce fait, je la remercie de m'avoir permis de découvrir cette dystopie qui n'a rien à envier à ses prédécesseurs.

jeudi 11 février 2016

#3 TAG: « Dragon’s Loyalty Award »



   J'ai été nominée au Dragon's Loyalty Award par Mathilde, ma super partenaire du merveilleux blog Books and Boom. Pour honorer cette nomination je vais à mon tour me plier aux règles de celle-ci :

Le Dragon’s Loyalty Award est un award qui récompense les fidèles commentateurs/commentatrices/fan.e.s, qu’ils/elles soient ami.e.s blogueurs.euses ou simples visiteurs.euses qui vous suivent et commentent régulièrement.

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Les règles

- Poster l’Award sur son blog.
- Annoncer que l’on a gagné et mettre un lien vers la personne qui vous a nominée.
- Présenter 6 blogs qui méritent l’Award.
- Mettre un lien vers leur blog et leur faire savoir qu’ils ont reçu un Award.
- Écrire 7 choses intéressantes sur soi.


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7 choses intéressantes (ou pas) sur moi


1. Commençons par le basique du basique: je m'appelle Julie, j'ai 20 ans et je suis Belge (waow ça fait beaucoup de "je" dans une même phrase).

2. Je suis en transition vers le véganisme, c'est à dire que je souhaite bannir tous produits animaux de mon alimentation ainsi que de mon quotidien en général comme le port de cuir, de laine, etc. En somme, tout ce qui est issu de l'exploitation animale hop ça disparaît de ma vie ! Je souhaite causer le moins de souffrance possible autour de moi et envers moi-même. De ce fait, je suis en pleine réflexion et révision de mon mode de vie, ma façon de consommer: je souhaite vivre le plus simplement possible, me détacher des choses matérielles et utiliser mon argent, mon temps et mon énergie à des fins positives, réellement nécessaires à ma vie et mon bien-être à travers des activités enrichissantes humainement et culturellement. Je commence petit à petit à me trouver en tant que personne sur cette Terre, et j'apprécie de plus en plus ce que je deviens. Je ne suis plus en perpétuelle recherche d'un sens à la vie, je suis plutôt en train de me le façonner de mes propres mains. Je suis quelqu'un d'extrêmement attachée à mes convictions.

3. Je suis une personne passionnée dans la vie, quand j'entame quelque chose et que cette chose m'anime, je fais en sorte qu'elle fasse partie intégrante de ma vie. Cependant, paradoxalement, je ne finis (quasiment) jamais ce que j'ai commencé. Du coup, de nombreux de mes projets se retrouvent assez vite orphelins... Cela peut être dû à la lassitude, à la flemme (oui oui disons-le clairement) mais surtout, et j'en ai l'intime conviction, à cause du manque de confiance en moi qui m'empêche de faire et de profiter pleinement des choses et de les mener à bien. Parce que j'ai peur de mal les entreprendre, peur de là où elles vont m'emmener, peur de l'inconnu en somme. De plus, je suis quelqu'un d'hypersensible qui prend les choses extrêmement à cœur et quand quelque chose ne va pas comme je le veux, ne tourne pas de la manière que j'avais envisagée bah je panique et m'arrête instantanément. Voilà mon plus gros défaut, et j'essaie de le soigner.

4. J'ai toujours aimé pratiquer un ou plusieurs sports. Depuis petite, j'ai testé un nombre incalculable d'activités par le biais de stages sportifs notamment, grâce auxquels j'ai découvert le volley, une véritable révélation. J'en ai pratiqué pendant de nombreuses années et ce fut une période extraordinaire, ce sport est incroyable. Aujourd'hui, le sport a (malheureusement) déserté ma vie MAIS je vais y remédier puisque je vais prochainement réaliser l'une de mes envies cachées que je traîne depuis pas mal d'années: m'essayer au sport de combat, particulièrement le krav-maga, une méthode d'auto-défense. Affaire à suivre...

5. Parmi les choses que j'aime dans la vie, il y a les voyages. Bien que je n'ai pas l'occasion de partir très souvent (faute de temps mais aussi d'argent), mon envie de découvrir le monde ne cesse jamais de grandir. Je peux passer des heures à me renseigner sur les pays et villes que je souhaite visiter. Mon plus beau voyage à ce jour reste ma longue randonnée de trois semaines sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Une expérience inoubliable en pleine nature, rempli de rencontres enrichissantes ! Sinon, dernièrement (il y a deux semaines), je me suis envolée vers Berlin et waow, j'ai eu un réel coup de cœur pour cette ville qui regorge de merveilles 

6. Dans le cadre de mes études d'Information & Communication, je suis un cours sur l'histoire du cinéma. Je n'ai jamais été une grande cinéphile, ou disons plutôt que j'aimais regarder des films pour me divertir et non pour le format en lui-même et ses codes. Mais depuis que j'en sais davantage sur l'histoire du cinéma (de sa création jusque dans les années 70), sur son langage, son aspect esthétique et économique, ses genres, ses différents courants et écoles, etc je porte désormais un œil neuf sur chaque film que je peux voir et cette connaissance (que je compte étoffer encore plus au fil du temps) est une véritable valeur ajoutée. 

7. Et pour finir, j'ajouterai que je suis une fan absolue du groupe Pink Floyd mais également de la saga Harry Potter que je revois et relis assez régulièrement. Ce sont deux de mes obsessions (genre vraiment). D'ailleurs, pour l'anecdote, je viens de réserver mes tickets pour l'exposition HP qui se déroulera à Bruxelles à partir du 30 juin 2016 (youhou je suis joie et bonheur!). Ceci dans l'attente de recevoir ma lettre d'admission à Poudlard (je pense que nous sommes nombreux.ses dans ce cas, mais ne perdons pas espoir).

      (heu pardon pour les pavés, je viens de me rendre compte qu'en principe les choses doivent être énumérées de manière plus... succinctes pour ce TAG. C'est loupé haha!)



 Les nominé.e.s sont :

- Two girls and books

(chers nominé.e.s, j'ignore si vous avez déjà été nominé.e.s auparavant par d'autres personnes et j'avoue ne pas avoir vérifié.. *secachedansuncoin* Mais quoi qu'il en soit, il fallait taguer des fidèles lecteurs.trices/commentateurs.trices du blog et vous en faites partie donc rien que pour ça, je vous remercie fortement)